Revue de presse

Littérisme, lettrure et « littératie »

22 avril 2010
Christiane Charette, Première chaîne radio, Radio-Canada


M. Claude Béland, président du MÉDAC, participe à une discussion sur l’éducation financière avec M. Jacques Ménard à l’émission de Mme Christiane Charette à la radio de Radio-Canada, le jeudi 22 avril 2010, entre 9h et 10h.

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L’éducation financière doit commencer à l’école

Le Groupe de travail sur la littératie financière récuse l’abolition du seul cours d’économie du secondaire

20 avril 2010
Alexandre Shields, Le Devoir

Le système d’éducation devrait être beaucoup plus impliqué dans les efforts visant à améliorer les connaissances et les compétences financières des Canadiens. Tel est le message unanime qui est ressorti de la première journée de consultations publiques organisées à Montréal par le Groupe de travail sur la littératie financière.

Le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MEDAC) a d’ailleurs recommandé, en tête de liste de ses priorités, « la réintroduction des cours d’éducation financière au niveau secondaire au Québec ».

« La décision d’abolir le cours qui était donné [en Ve secondaire] n’est pas très sage. Lorsqu’on pose quelques questions aux gens qui suivent nos formations ou nos conférences, on constate que leurs connaissances financières sont minimales. Parfois, l’ignorance est profonde. Alors, pourquoi ne pas enseigner certaines notions aux jeunes tandis qu’ils sont à l’école? », a fait valoir son président, Claude Béland. Une recommandation qui a fait pour ainsi dire « l’unanimité » parmi la douzaine de groupes qui sont venus présenter un mémoire dans le cadre des consultations, a expliqué le vice-président du groupe mis sur pied par Ottawa, L. Jacques Ménard.

Ce dernier a lui-même critiqué l’abolition de l’unique cours d’économie du programme scolaire secondaire, même si l’on assure au ministère de l’Éducation que les notions sont enseignées dans le cadre d’autres cours. « Tous les intervenants ont déploré qu’au Québec, on ait décidé de retirer ce cours, a-t-il souligné au Devoir. Souhaitons que le gouvernement ait simplement voulu faire une pause pour adapter le cours aux nouvelles réalités plutôt que de le disperser à tous les vents, au nom de la réforme. » Il y a quelques semaines, M. Ménard avait aussi affirmé : « Il est déplorable qu’on laisse aller un cours comme celui-là au moment où les jeunes commencent à avoir des revenus d’emploi. »

Courchesne sensible

D’autant que le Québec serait la seule province à avoir agi de la sorte, a-t-il précisé. Selon lui, la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, se serait toutefois dite sensible aux inquiétudes formulées depuis quelques mois par différents intervenants, dont M. Ménard. Lors de la présentation de son mémoire aux audiences publiques tenues hier, l’Autorité des marchés financiers a elle aussi plaidé pour « une implication directe du système scolaire » pour améliorer la littératie financière.

La nécessité d’une telle formation dans le cadre scolaire ne fait également aucun doute pour M. Béland, qui a fait valoir hier que « les jeunes devraient plus que jamais être sensibilisés à l’épargne et à la planification de leur avenir financier ». Après tout, les tentations sont nombreuses dans un monde où la publicité est omniprésente et où les adultes en devenir occupent souvent un emploi qui leur ouvre les portes de la consommation, voire de la surconsommation.

Les statistiques d’endettement parlent d’ailleurs d’elles-mêmes. Les jeunes qui ont à peine atteint la vingtaine sont de plus en plus nombreux à vivre d’importants problèmes financiers en raison de leur haut niveau d’endettement. Près de 60 % des 18-29 ans ont des dettes, le plus souvent de carte de crédit. Le tiers doit plus de 10 000 $ et le cinquième plus de 20 000 $.

Le Groupe sur la littératie financière, qui tient une autre journée d’audiences publiques aujourd’hui à Montréal, a été mis sur pied en 2009 par le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, dans le but de lui soumettre des recommandations afin de « mieux coordonner les efforts d’éducation financière en établissant une stratégie nationale ».

Outre les questions de l’épargne, des placements, de la planification de la retraite et de la prévention de la fraude, le Groupe entend consulter les Canadiens sur l’épineuse question de la gestion de la dette personnelle. Rappelons qu’entre 1990 et 2008, la croissance des dépenses des ménages a été deux fois plus rapide que celle de leurs revenus, tandis que la croissance de leur endettement a été six fois supérieure.

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Les petits porteurs disposeront d’ici peu d’un opérateur pour voter en ligne

15 avril 2010
M. RN., Les Échos

L’Association française des professionnels des titres (Afti) désignera fin avril un opérateur commun à toutes les banques dépositaires pour le vote électronique des actionnaires. Sur le même sujet

AG 2010 : les sociétés du CAC 40 recomposent leurs conseils

C’est l’Arlésienne des assemblées générales. Le vote électronique des actionnaires est autorisé depuis la loi sur les nouvelles régulations économiques (NRE) de 2001. Mais aucune solution efficace n’a émergé depuis cette date. « C’est un chemin de croix, explique Loïc Dessaint, directeur associé du cabinet de conseil aux investisseurs institutionnels Proxinvest. Il faut téléphoner à votre banquier pour que celui-ci se mette en relation avec la banque qui centralise les votes de l’assemblée générale et qu’il lui communique votre adresse de courriel. Et la procédure ne s’arrête pas là. »

Voilà pour ceux qui souhaitent recourir aux canaux électroniques. Il existe toujours l’option, plus classique, du formulaire papier. Des méthodes plutôt vieillottes qui devraient bientôt changer, affirme l’Association française des professionnels de titres (Afti). Celle-ci a lancé à la mi-mars un appel d’offres soutenu par l’ensemble des banques dépositaires, dont les branches spécialisées de BNP Paribas (BPSS), Société Générale (SGSS) et Crédit Agricole (Caceis). « Un grand nombre de sociétés de tout niveau - infrastructures de marché, SSII -ont été sollicitées, lance Marcel Roncin, président de l’Afti. Cette initiative s’inscrit dans la logique de la directive européenne sur le droit des actionnaires, dont l’ambition est de permettre le vote sur Internet dans toute l’Europe », ajoute-t-il. Appel d’offre

Le lauréat de cet appel d’offres sera désigné d’ici à la fin du mois d’avril, précise Marcel Roncin. A compter de cette date, l’association se retirera et laissera les banques créer une instance de gouvernance crédible pour superviser cette nouvelle infrastructure actionnariale. Le cahier des charges prévoit que ce nouveau service permette aux actionnaires, petits ou grands, de voter à partir des systèmes Internet de leurs banques. Cette nouvelle faculté se matérialisera par un onglet ou une autre forme de signalétique sur la page sécurisée consultée par les clients des établissements. De là, le porteur de titres pourra décider ou non d’émettre un vote sur chacune des résolutions de l’émetteur visé. Le vote sera ensuite véhiculé vers un site central, chargé de collecter les votes. Ce site jouera le rôle « d’urne informatique » et se chargera de transmettre ses données à la banque centralisatrice le matin même de l’assemblée générale concernée. Le projet, s’il arrive à son terme, devrait susciter l’adhésion des différents acteurs de la place. Ceux-ci réclament un vote en ligne depuis longtemps. Proxinvest avait tenté d’imposer une solution, le site de vote en ligne appelé Direcvote.fr, mais n’a pas reçu le soutien cardinal des grandes banques françaises, qui gèrent les votes de l’écrasante majorité des assemblées générales des sociétés cotées. L’objectif affiché par l’Afti est d’offrir aux actionnaires un vote en ligne pour la prochaine saison des AG, en 2011.

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AG 2010 : les sociétés du CAC 40 recomposent leurs conseils

15 avril 2010
Mathieu Rosemain, Les Échos (France)

Le leader mondial du luxe, LVMH, ouvre aujourd’hui la saison 2010 des assemblées générales des sociétés du CAC 40. Leurs actionnaires devront se prononcer sur nombre de nominations de nouveaux administrateurs (-rices).

Elles aussi offriront peut-être le signe que la crise arrive à son terme. Les assemblées générales annuelles des sociétés du CAC 40 débutent aujourd’hui dans une atmosphère beaucoup moins morose que l’an passé. L’indice de référence a enregistré hier un nouveau record en 2010 et les principaux protagonistes du séisme boursier de 2008, les banques, retrouvent des couleurs de part et d’autre de l’Atlantique. C’est le leader mondial du luxe LVMH (propriétaire des « Echos ») qui ouvre le bal cette année. Peu de chances que ses actionnaires se montrent hargneux : le groupe dirigé par Bernard Arnault vient de publier un chiffre d’affaires en forte hausse au premier trimestre et les perspectives sont bonnes. Aucune des résolutions soumises au vote de l’assemblée ne devrait poser problème, mais l’une d’entre elles, la nomination de l’historienne Hélène Carrère d’Encausse comme administratrice, illustre le phénomène actuel de recomposition des conseils des 40 champions français. Vallourec, Vivendi, AXA ou encore PPR ont nommé de nouveaux administrateurs ou proposé des résolutions en ce sens. Leur point commun : elles font la part belle aux femmes, jusqu’ici nettement sous-représentées dans les conseils d’administration des grandes valeurs françaises.

Chez LVMH, la nomination d’Hélène Carrère d’Encausse, quatre-vingt-un ans, porterait à deux le nombre de femmes sur dix-neuf administrateurs, aux côtés de Delphine Arnault, fille du dirigeant. C’est encore loin du seuil de 40 % inclus dans deux propositions de loi aujourd’hui en débat au Parlement. Mais cette résolution et les nombreuses sollicitations reçues par les administratrices professionnelles ces jours-ci suggèrent que les grands groupes anticipent l’adoption d’un quota par les élus nationaux. D’autant que ces incitations s’accompagnent d’une attention particulière portée depuis les débuts de la crise sur le cumul des mandats de la part de plusieurs hauts dirigeants.

Changements de gouvernance

Cette situation en ferait presque oublier le sujet phare des AG de 2009 : la rémunération des grands patrons. Les attributions de stock-options ou d’actions gratuites ne semblent plus préoccuper les petits porteurs autant que l’an passé. C’est peut-être, là aussi, la conséquence de l’amélioration du paysage économique de nombre de grandes entreprises, institutions - financières en tête. Celles-ci se gardent bien, cependant, d’affirmer que l’avenir est radieux. D’où cette autre tendance de fond affichée par plusieurs des 40 champions : la concentration des pouvoirs à la tête de l’exécutif. La Société Générale y a eu recours, en réunissant les rôles de président et de directeur général dans les mains de Frédéric Oudéa. Vinci fait de même et proposera le 6 mai à ses actionnaires le cumul des mêmes fonctions au bénéfice de Xavier Huillard. Pour donner à Henri de Castries les mêmes responsabilités, AXA va même jusqu’à changer son mode de gouvernance, en proposant de passer d’une société avec directoire et conseil de surveillance à une société avec conseil d’administration, la première interdisant de fait la possibilité de cumuler les rôles de président et de dirigeant opérationnel.

Les sociétés concernées justifient ces changements de mode de gouvernance en mettant en avant la nécessité d’accroître l’efficacité des processus de décision en période de crise. C’est cette même nécessité qui motive, d’ailleurs, le raider américain Guy Wyser-Pratte à l’égard de Lagardère. Cet actionnaire minoritaire a tout bonnement proposé de revoir les statuts du groupe français, aujourd’hui société en commandite par actions (SCA), dont il juge le conseil « antidémocratique et médiéval. » Une résolution vertement rejetée par la gérance de Lagardère.

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7 mars 2010
Isabelle Maréchal, 98,5 MF

M. Claude Béland, président du MÉDAC, en entrevue à l’émission Isabelle, le matin, sur les ondes du 98,5 MF, au sujet de la parution de sa biographie, La coopération en action.

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Le salaire de Vachon est trop élevé, dit le MÉDAC

29 mars 2010
Olivier Bourque, Argent

Est-ce que le salaire du PDG de la Banque Nationale (NA) Louis Vachon est trop élevé? A 72 fois celui du travailleur moyen de l’institution financière, le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) croit que oui et demande aux actionnaires de voter contre le rapport de rémunération de la banque.

Le salaire de M. Vachon s’élève à 6,1 millions de dollars soit 19 % de plus qu’en 2007. Il avait été présenté dans la dernière circulaire de l’institution.

Pour le PDG de la Laurentienne, Réjean Robitaille, qui dirige l’autre banque québécoise, le MÉDAC s’est dit en faveur de sa rémunération qui atteint 28 fois le salaire moyen des travailleurs de l’institution.

Cette mise en garde arrive avant le vote « consultatif » des actionnaires qui se tiendra le 31 mars prochain lors de l’assemblée annuelle à Montréal.

« Plusieurs éléments importants conduisent le MÉDAC à ne pas donner son appui à la philosophie de rémunération des hauts dirigeants de cette Banque », a affirmé la porte-parole du MÉDAC, Madame Louise Champoux-Paillé.

Certains éléments agacent notamment le MÉDAC notamment le fait que la rémunération de M. Vachon a augmenté de 19 % alors que pendant la même période le rendement total aux actionnaires sur trois ans a été de 2 %.

Le MÉDAC affirme que le rendement total en 2009 (32 %) « est certes important », mais il doit être apprécié en regard des résultats antérieurs de -13 % en 2008 et de -7 % en 2007.

Un ratio trop important

L’organisation questionne également le ratio d’équité interne élevé (72 fois le salaire des employés). Cela conduit « à s’interroger sur l’impact d’un tel écart sur la qualité de cohésion interne, la productivité des employés et sur le rendement à long terme pour les actionnaires », affirme le MÉDAC dans un communiqué de presse.

Le MÉDAC croit aussi que le pourcentage de la rémunération totale du chef de la direction consenti sous forme d’options (35 %) est trop élevé, « le deuxième plus élevé au sein des sept banques canadiennes ».

« Rappelons que les gains réalisés par l’entremise des régimes d’options d’achat d’actions jouissent d’un traitement fiscal privilégié ce qui accentue le caractère inéquitable de la rémunération des hauts dirigeants », affirme l’organisme.

Appui à la Laurentienne

Le MÉDAC avait invité à voter contre la plupart des rapports de rémunération des dirigeants des banquiers en donnant toutefois son appui à celui de la Banque Laurentienne.

Selon le MÉDAC, le ratio de la Laurentienne reflète une approche éthique de la structure de la rémunération et qui en fait l’un des meilleur ratio d’équité de l’industrie.

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