Revue de presse

TMX : Parizeau craint une perte de contrôle pour Montréal

25 novembre 2011
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.TVA Nouvelles (Argent)

L’offre d’acquisition du Groupe TMX par le regroupement Maple risque de faire de Montréal une simple succursale, engloutie dans les activités de la Bourse de Toronto.

Ce sévère avertissement a été servi par Jacques Parizeau, ancien premier ministre du Québec, lors de la deuxième et dernière journée des audiences de l’Autorité des marchés financiers (AMF) sur la transaction.

Informez-vous. Après tout, c’est votre argent!

La question des finances personnelles vous cause des tracas et vous ne savez pas par où commencer? Planifier votre retraite, choisir le bon représentant, savoir déjouer les fraudes, investir en bourse ou choisir le bon type d’assurance… En finance, il n’y a pas de formule magique, il faut savoir bien s’informer!

L’Autorité des marchés financiers, l’organisme mandaté par le gouvernement du Québec pour encadrer les marchés financiers québécois et prêter assistance aux consommateurs de produits et services financiers, vous propose des renseignements utiles pour vous aider à faire des choix éclairés dans la gestion de vos finances personnelles.

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Novembre est le mois de la littératie financière

OTTAWA, le 28 sept. 2011 /CNW/ — L’automne est toujours une bonne saison pour mettre de l’ordre chez vous en prévision de l’hiver. Et il n’y a pas de meilleur temps pour les Canadiens pour mettre leurs finances en état et renforcer leur niveau de littératie financière. Pour aider les Canadiens à trouver les ressources dont ils ont besoin, le Groupe d’action sur la littératie financière (GALF), en collaboration avec l’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC), a annoncé aujourd’hui qu’il organisait le Mois de la littératie financière (MLF) en novembre prochain. 

La littératie financière, c’est posséder les connaissances, les compétences et la confiance en soi pour prendre des décisions financières responsables. Le Mois de la littératie financière sensibilisera sur les besoins en littératie financière et encouragera les Canadiens à chercher de l’information, des programmes et des services afin d’accroître leurs connaissances financières.

Les membres du GALF, en collaboration avec l’ACFC, conjuguent leurs efforts pour préparer une série d’activités et d’événements partout au pays. Pour appuyer le Mois de la littératie financière, le GALF et l’ACFC ont lancé un nouveau site Web qui contribuera à informer les canadiens au sujet des multiples programmes et services qu’offrent de nombreux organismes partout au Canada : www.moisdelalitteratiefinanciere.ca inclura aussi des liens permettant d’accéder à la page Facebook du Mois de la littératie financière au Canada et à un groupe LinkedIn dont les organisateurs se serviront pour partager de l’information pertinente et échanger avec leurs partenaires et le public.

« Nous sommes heureux de lancer le site Web du MLF, car il sera une ressource clé qui contiendra de l’information détaillée sur les dates et les lieux des activités organisées pour le Mois de la littératie financière. Il mettra en vedette les programmes, services et outils mis à la disposition des Canadiens, partout au pays, pour les aider à renforcer leur niveau de littératie financière », explique Laurie Campbell, directrice exécutive de Credit Canada.

« En tant qu’organisme chef de file du gouvernement du Canada dans le domaine de la littératie financière, nous sommes heureux de travailler avec le GALF pour présenter le Mois de la littératie financière aux Canadiens », a ajouté Ursula Menke, la commissaire de l’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC).

Outre les membres du GALF et l’ACFC, plusieurs associations nationales et provinciales, et organisations communautaires et sans but lucratif ont décidé de participer au Mois de la littératie financière pour souligner le caractère essentiel de la littératie financière au Canada et encourager les Canadiens à trouver des moyens de renforcer leurs connaissances financières. Le site Web du MLF indique les activités qui seront offertes par tous les membres participants à l’échelle du pays, en novembre 2011. Parmi les activités, certaines s’adressent à tous les Canadiens, et d’autres sont conçues pour des groupes ayant des besoins particuliers, comme les aînés, les jeunes, les étudiants et les enseignants.

Pour en savoir plus, visitez le site Web consacré au Mois de la littératie financière, au www.moisdelalitteratiefinanciere.ca

À propos du GALF

Le Groupe d’action sur la littératie financière est une coalition de sept organismes sans but lucratif qui se sont regroupés pour organiser le Mois de la littératie financière (MLF). Le MLF sera l’occasion de sensibiliser davantage au caractère essentiel de la littératie financière et de souligner les programmes, services et outils mis à la disposition des Canadiens pour les aider à améliorer leur niveau de littératie financière. Le Groupe comprend ABC Life Literacy, la Fondation canadienne d’éducation économique (FCEE), Credit Canada, Financial Planning Standards Council (FPSC), Investor Education Fund (IEF), Jeunes Entreprises et le Centre canadien pour l’éducation financière (une division de Social and Enterprise Development Innovations (SEDI)). Les membres du GALF travaillent en collaboration avec l’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC) et ils établiront un dialogue avec d’autres organismes d’un bout à l’autre du pays pour les amener à participer au MLF.

À propos de l’ACFC

À l’aide de ses ressources éducatives et de ses outils interactifs, l’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC) fournit des renseignements objectifs sur les produits et les services financiers afin d’aider les Canadiens à acquérir les connaissances et la confiance requises pour bien gérer leurs finances personnelles. L’ACFC les informe également au sujet de leurs droits et responsabilités lorsqu’ils traitent avec des banques et des sociétés de fiducie, de prêt et d’assurances sous réglementation fédérale. Elle veille aussi à ce que les institutions financières sous réglementation fédérale, les exploitants de réseaux de cartes de paiement et les organismes externes de traitement des plaintes respectent les lois et les engagements publics visant à protéger les consommateurs. Vous pouvez joindre l’ACFC par l’intermédiaire de son Centre de services aux consommateurs en composant sans frais le 1-866-461-2232 (téléscripteur : 613-947-7771 ou 1-866-914-6097) ou en visitant acfc.gc.ca. L’ACFC est également présente sur Twitter et YouTube.

Pour en savoir plus sur les événements, adressez-vous aux organismes membres du GALF :

  • ABC Life Literacy
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  • Credit Canada
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  • Fondation canadienne d’éducation économique (FCEE)
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  • Financial Planning Standards Council (FPSC)
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  • Investor Education Fund (IEF)
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  • Jeunes Entreprises
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  • Social and Enterprise Development Innovations (SEDI)
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Power et la BMO invités à financer le MÉDAC

21 septembre 2011
Caroline Pailliez, Argent

Les dirigeants de Power Corporation et de la BMO avaient accepté de participer au financement du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) lorsque celui-ci a perdu l’aide de l’Autorité des marchés financiers (AMF), et ce, malgré la lutte acharnée du Robin des banques Yves Michaud.

Les deux institutions, pourtant souvent sujettes aux critiques du MÉDAC, s’étaient en effet montrées favorables à l’idée de financer une éventuelle fondation pour assurer la pérennité des activités d’éducation de l’organisme, a révélé mercredi Claude Béland, président démissionnaire du mouvement.

La proposition de l’ancien président d’inviter les institutions financières à financer le MÉDAC a toutefois créé un schisme au sein du conseil.

Certains y voient carrément un conflit d’intérêts. « Il est hors de question que le MÉDAC recherche du financement auprès d’institutions financières ou d’autres entreprises cotées en Bourse. Notre organisme se veut le défenseur des petits actionnaires. Si financement il y a, il viendra directement du public », a déclaré Yves Michaud, le fondateur de l’organisme.

Pourtant, le MÉDAC continue à sonder le milieu des affaires. « Nous discutons encore de la forme que pourrait prendre cette fondation, mais c’est certainement une proposition envisagée. De nombreuses personnalités, qu’ils viennent d’institutions financières, d’ordres professionnels ou du milieu public, ont déjà montré un grand intérêt dans le projet », a expliqué Normand Caron, conseiller en formation du MÉDAC.

Pour les tenants de l’aide provenant des institutions financières, le mur de Chine entre les activités de formation et d’activisme est suffisant pour assurer l’indépendance de l’organisme.

Soucis de rémunération

Une fondation arriverait pourtant à point nommé. Le MÉDAC subit des pressions financières très fortes depuis que l’AMF a décidé, en mars 2011, de ne pas renouveler sa subvention annuelle de 100 000 $. L’organisme dispose maintenant des cotisations de ses quelque 2000 membres, à raison de 35 $ par personne, d’une participation de 40 000 $ de certains partenaires et d’un versement de l’AMF de 25 000 $ pour soutenir son administration quotidienne.

« Nous avons dû réduire considérablement notre offre de cours cette année. Sans les subventions de l’AMF, les prix d’adhésion pouvaient facilement dépasser les 400 $, ce qui était bien trop élevé pour nos membres », a indiqué M. Caron.

Pour assurer la pérennité à long terme du programme de formation, l’organisme devrait se doter d’une base en capital de 3 millions $ au moins. Le personnel administratif espère trouver rapidement une dizaine de partenaires prêts à faire des donations de 300 000 $ chacun.

Le MÉDAC déposera, la semaine prochaine, un projet auprès de l’AMF pour obtenir des subventions pour 2012. Une partie de l’argent servira à mettre sur pied cette fondation, a ajouté M. Caron.

Un historique de critiques

Le MÉDAC n’avait pas mâché ses mots, en mars 2010, lorsqu’il avait demandé aux actionnaires de la Banque de Montréal de voter contre la rémunération de son dirigeant, Bill Downe, jugée bien trop élevée comparativement aux résultats de l’entreprise.

Avec un salaire d’environ 7,6 millions $, le mouvement avait calculé un ratio d’équité salariale de 63 %, ce qui signifie que le banquier gagnait environ 63 fois plus que le revenu moyen d’un de ses employés. Le MÉDAC encourage les institutions à ramener leur ratio aux alentours de 30.

Il faut dire que le premier volet de la mission du MÉDAC, qui se consacre à l’éducation financière de ses membres, touche certaines cordes sensibles, notamment Jacques Ménard, président du conseil d’administration de la Banque de Montréal et vice-président du Groupe de travail sur la littératie financière établi par le ministre des Finances à Ottawa.

« M. Ménard a sillonné le Canada pour évaluer les besoins en terme de littératie financière. C’est une des personnes qui possède le mieux ce dossier. Si nous pouvions lui décerner le titre de membre du conseil d’administration émérite de la fondation, ce serait une carte gagnante pour le mouvement », a indiqué M. Caron.

Normand Caron a été directeur du service de la formation puis vice-président développement de l’actionnariat et de la formation pour le Fonds de solidarité FTQ.

Power Corporation n’échappe pas non plus aux critiques du MÉDAC. Les deux organismes s’affrontent depuis des années en cour alors que le MÉDAC réclame, au nom des petits actionnaires, de pouvoir consulter les comptes de la filiale Gesca du géant financier. Power a perdu la bataille en Cour supérieure.

Un porte-parole de la BMO a confirmé qu’il y a bel et bien eu des discussions entre Jacques Ménard et le MÉDAC portant sur le financement de l’organisme. Power Corporation, de son côté, n’a pas souhaité faire de commentaires.

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Claude Béland voulait régler avec Power

21 septembre 2011
Jean-François Cloutier, Argent

Power et la BMO invités à financer le MÉDAC

Quelques semaines après son départ du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC), l’ancien président, Claude Béland, a révélé pourquoi la bataille opposant l’organisme à Power Corporation faisait du sur-place.

Le MÉDAC est engagé depuis plusieurs années dans un bras de fer avec le conglomérat afin d’obtenir la divulgation des résultats financiers de sa filiale Gesca, propriétaire de nombreux quotidiens québécois.

Dans une entrevue à Argent, M. Béland a indiqué qu’il existait des divergences profondes sur la façon de poursuivre le dossier depuis la victoire juridique obtenue en septembre 2010.

M. Béland a souligné que Guy Paquette, l’avocat représentant le MÉDAC, était désireux d’en arriver à un règlement à l’amiable dans le cadre duquel des dirigeants du MÉDAC auraient pu consulter de façon confidentielle les états financiers de Gesca. Me Paquette, qui travaillait jusqu’ici pro bono, aurait vu ses honoraires remboursés par Power dans le cadre de cette entente. Il n’a pas voulu faire de commentaires pour cet article.

M. Béland était lui aussi favorable à cet arrangement, jugeant disproportionnée l’énergie déployée par le MÉDAC dans ce dossier.

Yves Michaud, le fondateur du MÉDAC, a confirmé qu’il avait reçu des pressions de la part de M. Béland afin d’en venir à une entente à l’amiable.

« Il avait peur que Power nous mette en faillite », a-t-il mentionné.

Révélations surprenantes

M. Michaud a fait d’autres révélations surprenantes. Mario Albert, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), lui aurait fait miroiter lors d’un entretien un financement de 250 000 $ de son organisme, lequel serait venu appuyer un autre financement de 250 000 $ de Power Corporation pour le MÉDAC.

M. Michaud affirme avoir rejeté catégoriquement ces propositions. « Je suis un homme de lutte. Ç’aurait été impensable pour moi d’accepter ça et de devoir me taire », a-t-il expliqué.

Pressentiments

En octobre 2010, M. Michaud a confié avoir eu le pressentiment du manque de volonté de M. Béland d’aller au fond des choses dans le dossier Gesca. « Je sentais les choses venir », a-t-il dit.

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« Comment j’ai pris mes finances en main »

2011-07-23
Marie-Claude Morin, Les Affaires

Entrepreneur, artiste ou ingénieur : tout le monde peut comprendre l’ABC de ses finances. Suffit d’avoir le « déclic » et de prendre son éducation financière en main. Caroline, Luc, Carole, Daouda et les autres qui témoignent dans ce reportage l’ont fait. Pourquoi pas vous?

Pendant 25 ans, Sylvie Savoie a géré son entreprise spécialisée en matériel d’art et en reprographie numérique. Puis un jour de 2007, l’acheteur s’est présenté. Avec dans les mains un chèque qui pouvait lui assurer une retraite confortable… à condition de le faire fructifier. Pour la jeune quinquagénaire, une évidence s’est imposée : elle devait comprendre ses finances.

« C’est un mal nécessaire de s’intéresser à ses finances », dit Mme Savoie, qui avoue en riant que le placement n’est pas du tout sa tasse de thé. Pas question de troquer sa nouvelle passion, le vitrail, pour la finance. Encore moins question toutefois d’acheter des produits financiers sans les comprendre ou sans en minimiser les frais. « On doit s’occuper de son argent si on veut assurer ses revenus de retraite et ne pas être esclave de ses courtiers. Même si on leur fait confiance, il ne faut pas oublier qu’ils sont juges et parties quand vient le moment de placer notre argent. »

Pour démystifier le monde du placement, Mme Savoie a assisté à la formation offerte par le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) à l’automne 2010. Une expérience qu’elle a beaucoup aimée, appréciant particulièrement le contenu accessible et bien vulgarisé. À la fin du cours, elle n’était plus gênée de poser des questions. « J’ai tout renégocié avec mes courtiers. Ma première question maintenant, c’est : combien ça me coûte? » Résultat, elle est passée des fonds communs aux produits indiciels, et elle a regroupé ses avoirs chez le courtier qui lui offrait le meilleur service. Une fois ces grands changements effectués, elle n’a plus qu’à faire un suivi annuel, dit-elle.

Rentabiliser les économies de papa

Pour Luc Larivée, le déclic est aussi venu d’une rentrée soudaine d’argent. Au décès de son père en 2002, l’homme d’affaires – il fabrique des produits cosmétiques à base d’huiles essentielles – a hérité d’une somme importante à gérer. Il commence alors à consulter des publications et des sites Web consacrés à la finance, tout en restant un investisseur passif. Du moins jusqu’à la débâcle de 2008. « Il n’était pas question de reperdre! C’est pourquoi j’ai commencé à m’intéresser sérieusement à la finance. » L’homme de 50 ans enchaîne alors les formations : l’Actif, le MÉDAC, Décision-Plus. Clairement, une passion était née. « J’en ai mangé pendant plusieurs mois, des cours sur le placement, et maintenant je négocie sur les marchés pratiquement tous les jours. »

Au MÉDAC, il a revu des notions de base et a acquis des connaissances complémentaires. « Le cours couvre les divers aspects des marchés financiers. Je le suggère fortement à ceux qui ont peu de connaissances, et même à ceux qui en ont puisque ça permet de placer les pièces du casse-tête. »

À l’Actif, une coopérative en animation et en formation financière, il s’est initié à l’analyse fondamentale et à l’analyse technique. C’est cette dernière approche, qui implique des placements de courte durée, qu’il a adoptée. Satisfait des cours de l’Actif, notamment des conseils pour minimiser les risques, il surveille le calendrier des prochaines formations avec intérêt. « Il y a toute une brochette de profs à l’Actif qui m’épatent. Ils viennent de tous les milieux et connaissent leur domaine. »

Apprendre un nouveau vocabulaire

Actions, fonds, obligations : jusqu’à récemment, la terminologie des placements était un véritable charabia pour Carole Montmarquette, professeure de chant et recherchiste pour la télévision. Sachant qu’elle vendrait prochainement sa maison, la Montréalaise a toutefois décidé de prendre le taureau par les cornes il y a deux ans. Intimidant ou pas, elle le comprendrait, le jargon! Après tout, c’était de son indépendance financière et de la protection de son capital qu’il s’agissait.

Elle s’est donc inscrite au cours du MÉDAC. « Je ne comprenais rien au début! Mais ça a été bénéfique pour moi. » Si c’était à refaire, par contre, Mme Montmarquette opterait pour les cours sur quatre semaines plutôt que pour la formation intensive.

Pour poursuivre sa formation, elle feuillette son dictionnaire terminologique et consulte des livres de finances personnelles, dont ceux de Suze Orman, chroniqueuse à l’émission d’Oprah Winfrey. Parallèlement, elle « magasine » un conseiller financier de façon méthodique. Au menu, une liste des principales institutions financières, des rencontres d’une heure ou deux et beaucoup de questions. Des questions auxquelles l’heureux élu saura répondre de façon claire. « Quand on m’explique, je suis capable de comprendre! »

Reprendre les rênes

Deux mois. C’est le temps que l’institution financière de Nicole T. a pris avant d’acheter les parts d’un fonds commun de ressources naturelles qu’elle avait demandées. Un délai resté sans explications, qui lui a fait manquer un bond du pétrole et de l’or. « J’étais vraiment frustrée. J’en ai tiré une leçon : il vaut mieux que je m’occupe de mes placements plutôt que de les laisser entre les mains d’autres », explique la dame, qui oeuvre dans l’assurance depuis près de 30 ans.

Elle décide de passer à l’action un beau samedi, en lisant son quotidien dans un café. Déjà forte d’une formation en économie et en finance, elle doit acquérir des connaissances pratico-pratiques. Pour ce faire, elle s’inscrit à la formation offerte par l’Institut collégial de la littératie financière, une initiative pilotée par Paul Bourget, un professeur au Collège Rosemont de Montréal.

« Ça a été merveilleux! J’attends la suite avec impatience. » En plus des explications et des références de livres et de sites Web fournies par M. Bourget, Mme T. a beaucoup aimé les échanges avec les autres participants. La plupart d’entre eux étaient dans la quarantaine et la cinquantaine, et certains étaient déjà très actifs sur les marchés.

Cette formation lui a donné la piqûre. Elle consacre maintenant une à deux heures par soir et un jour par semaine à ses placements boursiers. « J’aimerais m’occuper de trading à ma retraite. » Ce ne sera pas avant une dizaine d’années. À moins qu’elle ne continue à avoir autant de succès sur les marchés…

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