femmes

  • Les femmes au bâton

    Le bâton

    5 avril 2007
    Sophie Cousineau, La Presse

    Les Québécois aiment bien penser qu’ils sont plus « cool » que les autres Canadiens. Moins coincés et plus ludiques. Plus progressistes aussi, surtout en ce qui a trait à l’avancement des femmes. Or, entre la perception et la réalité, il y a un décalage.

    La société new-yorkaise Catalyst a dévoilé hier les conclusions de sa grande enquête bisannuelle sur la place des femmes à la tête des grandes entreprises du Canada. Ces données sont rarement réjouissantes, remarquez bien. Mais celles sur le Québec sont navrantes.

  • Terre des femmes

    La « terre des hommes » se féminise

    19 mars 2007
    Maxime Bergeron, La Presse Affaires

    Il y a 27 ans, après des études à l’Université McGill, Alberta Cefis a atterri dans une banque. Une « terre des hommes », en quelque sorte, où les dirigeantes brillaient par leur absence.

    « Quand j’ai commencé, je travaillais presque uniquement avec des hommes, les conférences, c’était seulement avec des hommes, les rapports étaient remis aux hommes… » se souvient-elle. Alberta Cefis a gravi peu à peu les échelons du monde bancaire pour devenir l’an dernier vice-présidente à la direction et chef du groupe Transactions bancaires mondiales à la Banque Scotia. Quelque 37 % des postes de haute direction comme le sien sont aujourd’hui occupés par des femmes à la Scotia, 10 % de plus qu’il y a trois ans. Un bond qui n’a rien à voir avec le hasard.

  • Refuser les femmes

    La Nationale refuse les femmes

    8 mars 2007
    La Presse canadienne, Le Devoir

    Les actionnaires de la Banque Nationale ont refusé, hier, d’adopter une proposition du « Robin des banques », Yves Michaud, visant à faire en sorte qu’au moins 30 % des membres du conseil d’administration de l’institution soient des femmes.

    À l’occasion de l’assemblée annuelle des actionnaires, le chef de l’exploitation et futur président de la Banque, Louis Vachon, a par ailleurs entrouvert la porte à un fractionnement de l’action lorsque sa valeur atteindra 75 $, ce qui en faciliterait l’achat pour les petits investisseurs.

    La proposition sur la présence des femmes au conseil a été rejetée dans une proportion de 94,9 %.

  • Pathos, le 8 mars

    Le MÉDAC à la BN

    8 mars 2007
    Stéphanie Cousineau, La Presse

    Faut-il encore écrire des articles sur la place des femmes en affaires le 8 mars?

    La question divise les femmes en deux camps bien polarisés. Il y a celles qui ne ratent jamais cette occasion de souligner à quel point les femmes sont sous-représentées dans les hautes directions et les conseils d’administration.

    Et il y a celles qui ne veulent plus en parler. Oui, la situation reste pathétique.

  • L’absence des femmes

    Une bataille d’envergure s’annonce

    8 décembre 2006
    La Presse, La Presse canadienne

    (MONTRÉAL) Fidèle à son habitude, l’actionnaire militant Yves Michaud animera encore une fois l’an prochain l’assemblée des banques et d’une poignée d’autres entreprises québécoises.

    Au menu des débats : la représentation féminine dans les conseils d’administration et la rémunération des hauts dirigeants, entre autres.

    Le fondateur et président du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) qualifie les six éléments de sa cuvée 2007 — et particulièrement celui qui exige que les C. A. comptent un tiers de femmes d’ici trois ans — de « propositions-chocs ».

  • 50-50?

    L’article qui pourrait faire la différence

    25 novembre 2006
    Michèle Boisvert, La Presse

    Ça n’arrive pas souvent qu’un article, un seul, d’un projet de loi qui en compte 147 risque d’avoir autant d’impact.

    C’est le cas de l’article 43 du projet de loi sur la gouvernance des sociétés d’État, déposé il y a une dizaine de jours par le ministre des Finances, Michel Audet.

    Cet article dit que, d’ici cinq ans, les conseils d’administration de ces sociétés devront être constitués à parts égales de femmes et d’hommes. C’est majeur comme projet de réforme.

  • Les mâles

    Les femmes dans les affaires

    15 novembre 2006
    Maxime Bergeron, La Presse

    L’homme québécois a beau être affligé de bien des maux, jugé « en crise » et souvent dépeint comme un crétin au petit écran, une réalité demeure : les mâles dominent toujours les hautes sphères du monde des affaires.

    Suzanne Blanchet l’admet, elle est « pourrie » au golf. Elle n’est pas non plus fana des sports organisés, mais elle s’est quand même mise à lire les pages sportives des journaux. Tout ça pour pouvoir causer football et hockey avec ses collègues masculins. Maîtriser le langage des sports et des hommes « ne nuit pas » quand on veut accéder aux plus hauts échelons de la pyramide d’une entreprise. Depuis bientôt 10 ans, Suzanne Blanchet dirige Cascades Groupe Tissu. La femme de 49 ans a 2000 employés sous sa responsabilité, et navigue dans un univers tout ce qu’il y a de plus masculin. Elle fait partie de la minorité de femmes-chefs d’une grande entreprise au Canada. Sur 279 PDG de sociétés comprises dans l’indice S&P/TSX, seuls cinq sont des femmes, révèle une étude récente. Un famélique 2 %.

    En entrevue, tout en soulignant les progrès énormes qui ont été faits dans l’accession des femmes à des postes de haute direction, Suzanne Blanchet parle aussi des contraintes que la question du genre pose parfois, encore aujourd’hui. Comme elle, diverses expertes et femmes du monde des affaires ont accepté de discuter du sujet avec La Presse Affaires.

    Chez les PDG masculins de petites, moyennes et grandes entreprises québécoises, obtenir des réponses a été plus difficile.

    La dizaine de dirigeants que nous avons tenté d’interroger sur le sujet — ne serait-ce que cinq minutes — ont tous refusé de nous parler. Quand ce n’était pas le temps qui manquait, à cause de la publication prochaine de résultats trimestriels ou de réunions importantes, ils ont préféré « ne pas s’exprimer sur la question ».

    « Au point où nous sommes rendus actuellement, s’il n’y a pas de vrais changements, c’est qu’à la tête des entreprises, ça n’a pas encore été considéré comme une vraie urgence d’affaires à gérer pour le plus grand bien de l’entreprise », dit Francine Harel Giasson, professeur titulaire au service de l’enseignement du management à HEC Montréal.

    L’experte insiste sur un point : ce n’est pas « machiavéliquement » que les hommes se maintiennent en si forte proportion à la tête des entreprises. Il n’y a pas de conspiration machiste, le soir au Club St.James, visant à écarter les femmes des postes de pouvoir.

    Divers phénomènes, comme celui de « l’homogénéité sociale au sommet », entrent plutôt en ligne de compte, explique-t-elle. « Quand un diplômé vient de tel lieu, il y a quelque chose de naturel à se sentir bien entre gens de même sorte, illustre Mme Harel Giasson. C’est le même phénomène homme femme. On se sent bien entre hommes, c’est un phénomène observé depuis des siècles. »

    Cette question des « affinités » joue toujours un grand rôle dans la constitution des équipes de direction, confirme Françoise Bertrand, PDG de la Fédération des chambres de commerces du Québec. « Le old boys network ou le young boys network, ça existe encore, en ce sens qu’on a fréquenté des écoles, on fréquente des clubs, on joue au golf, on pêche ensemble. Je pense qu’il y a plus l’esprit de clan chez les hommes en général. »

    Malgré cela, Françoise Bertrand n’a jamais senti que le fait d’être une femme avait nui à l’avancement de sa carrière, qui l’a menée à la tête de Télé-Québec et du CRTC. Elle a cependant du fournir un effort supplémentaire à certaines reprises, comme bien des femmes.

    « Est-ce que tout le temps, j’ai senti qu’on était tous sur le même pied? Pas nécessairement. Mais inversement, quand je me retrouve avec des femmes, on ne considère pas toujours les hommes sur le même pied non plus. » Bébés et promotions

    Sans surprise, la question de la maternité représente encore un aujourd’hui un obstacle majeur à la montée des femmes dans les entreprises. Selon Francine Harel Giasson, c’est entre l’âge de 35 et 40 ans que sont identifiées les personnes « envisagées pour les sommets ». Un bien mauvais moment pour celles qui décident d’avoir des enfants.

    Quant à la « crise » de l’homme québécois, dont font régulièrement état médias et spécialistes de tout acabit depuis quelques années, la professeure soutient n’en avoir jamais observé la moindre manifestation dans le monde des affaires.

    « Ce supposé malaise dont vous parlez, je n’en ai vu aucun signe dans les entreprises, ni léger, ni moyen, ni gros. Aucun signe. Je ne peux pas nommer un homme d’une entreprise au Québec qui se sent mal à l’aise d’être homme dans sa fonction de pouvoir. »

    Enfin, pour Suzanne Blanchet, tout le monde devra changer d’attitude pour voir la progression des femmes accélérer dans le monde des affaires. Autant les hommes que les femmes. La PDG de Cascades Groupe Tissu est confiante.

    « Les femmes doivent prendre leur place, il ne faut pas hésiter, il faut pousser. Et les hommes doivent être ouverts à ça. Il y a deux côtés à la médaille », dit-elle.

    Quelques chiffres : Les femmes détiennent 14,4 % des postes de cadre dans les entreprises du FP500

    > 38,6 % des entreprises du FP500 n’ont aucune femme cadre

    > Sur 279 PDG des sociétés formant l’indice S&P/TSX, 2 % sont des femmes

    > Cet automne, les femmes forment presque la moitié du corps étudiant de HEC Montréal (5814 sur un total de 12 054)

    * Source : étude de la firme Catalyst, 2005, étude de SpencerStuart, 2006, HEC Montréal.

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    13 octobre 2015
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