Dossiers

« Gouvernance » — Le management totalitaire

Dans les années 1980, les technocrates de Margaret Thatcher ont habillé du joli nom de « gouvernance » le projet d’adapter l’État aux intérêts et à la culture de l’entreprise privée. Ce coup d’État conceptuel va travestir avec succès la sauvagerie néo­libérale en modèle de « saine gestion ». Nous en ferons collecti­vement les frais : dérèglementation de l’économie, privatisation des services publics, clientélisation du citoyen, mise au pas des syndicats... ce sera désormais cela gouverner.

Appliquée sur un mode gestionnaire ou commercial par des groupes sociaux représentant des intérêts divers, la ­gouvernance prétend à un art de la gestion pour elle-même. Entrée dans les mœurs, évoquée aujourd’hui à toute occasion et de tous bords de l’échiquier politique, sa plasticité opportune tend à remplacer les vieux vocables de la politique.

En 50 courtes prémisses, Alain Deneault montre la logique de cette colonisation de tous les champs de la société par la gouvernance. Car cette « révolution anesthésiante » doit être bien comprise : elle parti­cipe discrètement à l’instauration de l’ère du management ­totalitaire.

Source : Lux ›››

L’intention du législateur, anticonstitutionnellement

Le jeudi 7 juin 2012, le MÉDAC témoignait devant le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce sur la section 36 de la partie 4 du Projet de loi C-38 (sur le budget) concernant l’ajout d’un préambule à la Loi sur les banques susceptible de permettre de soustraire les banques à l’application de la loi au Québec, notamment la Loi sur la protection du consommateur ou encore le Code civil.

Le vidéo complet (1 h 30) de la présentation se trouve à l’adresse Internet :

http://senparlvu.parl.gc.ca/XRender/fr/PowerBrowser/PowerBrowserV2/20120607/-1/651

Transcription de la séance :

http://www.parl.gc.ca/content/sen/committee/411/BANC/20EV-49618-F.HTM

Les documents suivants ont été cités :

L’Évolution du coopératisme dans le monde et au Québec

« De partout dans le monde fusent des appels au changement. Alors que l’espoir est exprimé dans les grandes chartes des droits de l’homme ou dans les constitutions des pays, l’ultralibéralisme exacerbé éloigne les populations de ce noble projet. Apparaît plutôt un retour aux politiques individualistes, à l’impuissance citoyenne, aux inégalités, à un monde conflictuel et aux luttes des classes. Les chefs d’État et les chefs des banques centrales disent haut et fort qu’on ne peut agir comme si rien ne s’était passé. Mais, à ce jour, malgré leurs multiples rencontres, rien n’a vraiment changé.

Pourtant, le coopératisme, ce système fondé sur la liberté, l’égalité et la solidarité, a traversé les siècles, les guerres, les crises de toute nature — sans renoncer à ses valeurs et à ses principes. Il a permis à des millions de personnes de s’initier à la citoyenneté par l’éducation coopérative et la pratique de la démocratie participative. C’est par les hommes et les femmes regroupés dans des cellules démocratiques et coopératives que le monde pourra changer. »

[ Ce livre ] engage les citoyens de bonne volonté à reprendre le contrôle de leur développement et à assumer pleinement leur rôle de citoyens conscientisés dans notre monde politique et économique avant qu’il ne soit trop tard.

Lise Payette

Claude Béland a commencé sa carrière dans les années 1940, lorsqu’il fut caissier bénévole à la Caisse populaire d’Outremont, fondée par son père. En 1957, il obtient une licence en droit de l’Université de Montréal et pratique alors sa profession dans un bureau privé. Il devient notamment conseiller juridique de la Fédération des caisses d’économie du Québec en 1971, puis président du Mouvement Desjardins de 1987 à 2000. Porté par des valeurs coopératives, démocratiques et solidaires, Claude Béland continue de participer à la construction d’un monde meilleur.

Source : Fides ›››

La Bourse de Montréal, une simple succursale de Toronto?

2011-11-24

source : http://www.montrealgazette.com/business/5768103.bin

« Avec cette entente de Maple, la Bourse de Montréal, administrativement et juridiquement, disparaît dans le groupe TMX. S'il n'y a plus d'initiatives à Montréal, ça devient graduellement une coquille vide. »

Le mémoire (au format *.pdf) ›››

Les propositions d’actionnaires

Un droit des actionnaires et un pilier de saine gouvernance

15 janvier 2010
Louise Champoux-Paillé

Lire le document ›››

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