Revue de presse

FAIR Canada Submits Brief to Parliamentary Standing Committee on Finance

June 19, 2017
FAIR Canada

FAIR Canada has submitted a brief to the Parliamentary Standing Committee on Finance regarding consumer protection and oversight in Relation to Schedule I Banks. FAIR Canada has been following the CBC Go Public investigation of improper sales practices at Canada’s banks, and like many, is concerned with the allegations made by former bank employees.

FAIR Canada’s Brief highlights factors that have led to an increasing need for objective advice by Canadians as well as the increasing level of trust placed by Canadians in their financial institutions to help them (in their best interests) meet their financial goals. However, it appears that there are firm-wide practices and compensation structures that prevent Canadians from receiving adequate advice including being sold unnecessary products or unsuitable investments that are not in their best interests.

FAIR Canada Supports Ban on Embedded Commissions

June 16, 2017
FAIR Canada

FAIR Canada has commented on CSA Consultation Paper – 81-408 regarding the elimination of embedded commissions. At issue is whether investment funds such as mutual funds should continue to be allowed to be sold that include third party payments from the fund manufacturer to the dealer – payments such as trailing commissions and deferred sales charges (“DSCs”).

FAIR Canada continues to support the elimination of third party payments or embedded commissions and other forms of conflicted remuneration. FAIR Canada believes that banning embedded commissions from all investments is an essential step so that Canadians can receive professional objective advice free from damaging conflicts of interest.

Autoréglementation menacée

15 juin 2017
Gérard Bérubé, Le Devoir

Le ministre des Finances s’apprêtait à retirer le mur coupe-feu qu’il estimait pourtant essentiel, il y a 15 ans, afin de diluer la concentration des pouvoirs crainte lors de la création de l’Autorité des marchés financiers. Le projet de loi sur la distribution des produits et services financiers qui devait être déposé vendredi prévoit la fin de l’autoréglementation au sein de ce guichet unique, venant de la disparition des Chambres de la sécurité financière et de l’assurance de dommages.

Les médias financiers spécialisés multiplient les reportages et la publication d’avis d’experts et de dirigeants de l’industrie des services financiers craignant, voire dénonçant, la volonté du ministre des Finances d’intégrer les deux Chambres à l’AMF. Par souci d’allégement du fardeau réglementaire, dit-on à Québec et à l’AMF. Cette Loi sur la distribution de produits et services financiers revisitée et révisée devait être disséminée dans le projet de loi omnibus devant être déposé vendredi.

Desjardins doit-il revoir la rémunération de son PDG?

12 juin 2017
Gérald Fillion, Radio-Canada

Le malaise est palpable depuis plusieurs années et la question est légitime : est-il normal que la personne qui occupe le poste de chef de la direction du Mouvement Desjardins touche une rémunération de plusieurs millions de dollars? Est-ce qu'une coopérative trahit ses valeurs et ses principes lorsqu'elle verse 3,9 millions de dollars à son plus haut dirigeant?

Selon l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC), qui publie un rapport sur la rémunération des dirigeants dans les coopératives, « les logiques sous-tendant certains de ses choix et la conception de ses instruments laissent poindre des risques de ''contamination'' idéologique susceptibles d’altérer sa mission ».

Contamination, ma foi, est-ce contagieux? La contamination dans les choix de rémunération du chef de la direction de Desjardins émanerait de deux foyers. Premièrement, Desjardins se compare aux grandes banques, affirmant qu’elle évolue sur le même terrain. Et deuxièmement, elle place la rémunération de ses dirigeants dans le contexte de tout le Canada, et non seulement du Québec. On comprend bien que, sur ces bases, la rémunération du chef de la direction aura plus tendance à pointer vers le haut et… pas le contraire!

Cela dit, « Desjardins se tire bien d’affaire », souligne l’Institut, et semble maintenir une retenue qui pourrait être attribuable à sa « différence coopérative ». C’est pour cette raison que l’écart entre la rémunération du PDG et celle des employés est moins grand que dans les banques, et que le revenu total du chef de la direction est plus faible que dans les grandes banques.

Hausse de 147 % depuis 2001

En 2015, la présidente et chef de la direction Monique Leroux a touché une rémunération globale de 3,9 millions de dollars. Les hauts dirigeants des banques ont gagné de deux à trois fois ce montant.

L’IREC fait remarquer, toutefois, que la rémunération directe du chef de la direction de Desjardins est passée de 1 079 626 $ en 2001 à 2 664 598 $ en 2015, une hausse de 147 % en dollars de 2015. Durant la même période, le salaire moyen des employés a progressé de 46 %, passant de 40 638 $ à 59 386 $.

« En tant que plus grand employeur privé, écrit l’Institut, Desjardins pourrait jouer un rôle plus grand encore pour contribuer à la réduction des inégalités et à une plus grande justice sociale. »

« Desjardins ne semble jamais avoir visé un ''ratio d'équité'' entre la rémunération du chef de la direction et celle des autres employés de la coopérative. » En fait, de 2007 à 2015, le ratio entre la rémunération directe du chef de la direction et la rémunération moyenne des employés est passé de 35 à 45 fois. En tenant compte des avantages sociaux, la rémunération du chef de la direction de Desjardins représente 54 fois celle de l’employé.

La prime au rendement du chef de la direction est passée de 10 % du salaire de base en 1996 à 110 % au cours des dernières années. L’IREC souligne que, pendant ce temps, les ristournes aux membres ont baissé et que plus de 1000 caisses ont fermé leurs portes.

Au moment où les patrons des banques canadiennes doivent répondre à des questions sur leurs pratiques envers leurs employés et leur clientèle, on peut se demander si la haute direction de Desjardins n'aurait pas avantage à s'engager dans une pratique de gouvernance de haut niveau. Comme le propose le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MEDAC), ne devrait-on pas explorer la possibilité que la rémunération du chef de la direction soit limitée à 30 fois la rémunération moyenne des employés? La coopérative Desjardins, premier employeur privé du Québec, ne devrait-elle pas montrer l'exemple?

« Il faudra mieux faire jouer les mécanismes de la solidarité sociale pour aplanir les inégalités », disait le PDG Guy Cormier dans un discours devant le Cercle canadien de Montréal le 29 mai dernier. Le grand patron de Desjardins peut-il lancer un tel appel sans, d'abord, donner l'exemple?

Source ›››

Les grandes banques rejettent les allégations de pratiques de vente douteuses

12 juin 2017
La Presse canadienne, Finance et investissement

Des députés fédéraux entendaient lundi des représentants des grandes banques canadiennes, qui venaient discuter des allégations de pratiques de vente douteuses, voire illégales, qui pèsent contre certaines d’entre elles.

Les audiences du Comité permanent des finances de la Chambre des communes font suite à la diffusion de reportages au sujet d’employés de certaines grandes banques qui auraient subi des pressions pour vendre à leurs clients des produits dont ils n’avaient pas besoin, dans le but d’augmenter les profits et d’atteindre des cibles de ventes.

Régulateur national : la Cour suprême s’en mêle (encore)

12 juin 2017
La rédaction, Conseiller.ca

Le ministre des Finances du Québec enjoint la Cour suprême de clore le débat une fois pour toutes au sujet du régulateur national après que les gouvernements fédéral et de la Colombie-Britannique lui eurent demandé une nouvelle fois de valider leur projet.

Dans un communiqué publié vendredi, Carlos Leitão a déclaré « ne pas être étonné » de la décision d’Ottawa et de Victoria de tenter de renverser le récent avis de la Cour d’appel du Québec, qui déclarait inconstitutionnel le modèle de régime coopératif que le gouvernement fédéral entend mettre en place et donnait raison à la position défendue par le Québec.

Partenaires :