Revue de presse

Photo : Graham Hughes, La Presse canadienne
Les cochefs de la direction de Power Corporation, Paul Desmarais fils (gauche) et André Desmarais

Power s’oppose toujours au vote consultatif

20 avril 2017
Julien Arsenault, La Presse canadienne

Même si une proportion grandissante des actionnaires de Power Corporation semble désireuse d’avoir son mot à dire sur les salaires des membres de la haute direction du conglomérat financier, celui-ci continue à s’opposer à cette pratique.

Dans sa circulaire récemment déposée auprès des autorités réglementaires en vue de son assemblée annuelle du 12 mai à Toronto, Power Corporation offre une fois de plus une fin de non-recevoir à la proposition du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MEDAC) visant l’implantation d’un vote consultatif sur la rémunération des hauts dirigeants.

La victoire de l’économie sur la société : entrevue avec Claude Béland

2017-04-17
Médium large, Radio-Canada

L’ancien président du [Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC)] Claude Béland est très dur envers [le Mouvement Desjardins] qu’il a dirigée pendant 23 ans. « Je pense que Desjardins n’est plus un mouvement, il cherche plutôt à s’intégrer et à faire concurrence aux banques », constate-t-il. Il s’inquiète aussi des iniquités grandissantes entre les riches et les pauvres dans la société, phénomène alimenté par un individualisme qui fait maintenant de l’ombre aux notions de vivre-ensemble.

Être un agent de changement a été un objectif dans la vie de Claude Béland depuis son enfance dans une famille très solidaire et heureuse. Il s’étonne aujourd’hui de la domination de l’économie dans la vie en société, même chez les politiciens. À quoi sert donc la création de richesses, si celles-ci ne se trouvent qu’entre les mains de certaines personnes fortunées ?

Question d’argent et d’amitié

16 avril 2017
Marie-Claude Lortie, La Presse

Peut-on être ami avec son conseiller financier?

Ou est-ce le genre de professionnel avec qui il vaut mieux garder une certaine distance, un peu, disons, comme avec un gynécologue?

Pensez-y.

On en a besoin, on compte sur son professionnalisme, son expertise, mais sachant qu’il faut se mettre à nu (financièrement ou médicalement) devant lui, peut-être vaut-il mieux ne pas le fréquenter dans la vie privée?

Alain Bellemare, le PDG de Bombardier… (Photo Archives La Presse canadienne)

Rémunération : pas question de rouvrir l’entente avec Bombardier, dit Anglade

10 avril 2017
Julien Arsenault, La Presse Canadienne

Aussitôt remise, la pétition signée par quelque 34 000 personnes demandant à Québec de revoir les modalités de l’investissement de 1,3 milliard de dollars de l’État québécois dans la CSeries de Bombardier a reçu une fin de non-recevoir par la ministre de l’Économie, Dominique Anglade.

« Ce n’est pas du tout dans les plans », a-t-elle affirmé, lundi, de passage au Palais des congrès de Montréal pour une annonce à caractère économique, après qu’Amir Khadir, de Québec solidaire, lui ait remis en mains propres la pétition.

[De gauche à droite] Le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare en compagnie du président exécutif du C.A., Pierre Beaudoin. Photo : Reuters/Christinne Muschi

Pourquoi ne pas faire un vrai débat sur la rémunération des PDG?

2017-04-07
Gérald Fillion, Radio-Canada

Beaucoup de gens demandent à Pierre Beaudoin de quitter son poste de président exécutif du conseil de Bombardier affirmant qu’il est là, le vrai scandale de la rémunération qui fait rager les Québécois depuis une semaine.

Limiter l’enjeu à Pierre Beaudoin nous fait toutefois rater l’occasion d’un vrai débat sur la rémunération des hauts dirigeants d’entreprises. Il m’apparaît essentiel de ramener également le projecteur sur Alain Bellemare, dont la rémunération totale en 2016 est évaluée à 12,7 millions de dollars canadiens.

Alain Bellemare a maintenant sa place parmi les 10 ou 15 PDG les mieux payés au Canada. Il gagne plus que le PDG d’Airbus, mais moins que celui de Boeing, dont les revenus sont, il faut le dire, six fois plus élevés que Bombardier. La rémunération totale de 2016 pour le grand chef de Bombardier représente 257 fois le salaire moyen industriel au Canada et 157 fois le salaire moyen des employés de Bombardier, qui serait de 81 000 $ par année, selon le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC).

La hausse de la rémunération des hauts dirigeants de Bombardier est une décision qui pue au nez du président du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires, Daniel Thouin.

Photo : Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Rémunération des hauts dirigeants : l’action passe par le réveil des actionnaires

4 avril 2017
Gilbert Leduc, Le Soleil

(Québec) « Ça ne sert plus à rien de s’indigner et de pousser les hauts cris. Le moment est venu de passer à l’action. Petits actionnaires, ne jetez plus à la poubelle sans la regarder l’invitation pour participer à l’assemblée générale annuelle de la compagnie dans laquelle vous avez investi vos précieux billets verts. Présentez-vous. Posez des questions. Faites-vous entendre. »

Oui, la hausse de la rémunération des hauts dirigeants de Bombardier est une décision qui pue au nez du président du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires [MEDAC], Daniel Thouin.

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