Communiqués
Un travail de fond

Les propositions d’actionnaires du MÉDAC

Plus transformatrices qu’on ne le croit

Montréal, le 6 juin 2011 — Avec l’assemblée annuelle de Bombardier, le MÉDAC complète sa quinzième année de dépôt de propositions d’actionnaires. Au cours de cette période, plus d’une soixantaine de propositions auront été déposées auprès d’une dizaine de grandes institutions québécoises et canadiennes qui ont conduit à de meilleures pratiques en matière de gouvernance.

Cette année, cinq propositions ont été mises de l’avant :

  1. L’atteinte d’une masse critique de compétences féminines au sein des conseils sur une période de dix ans;
  2. La fixation d’un ratio d’équité jugé éthiquement acceptable par l’entreprise;
  3. L’abolition de la présence dans les paradis fiscaux;
  4. La divulgation d’informations additionnelles sur les entreprises choisies par l’entreprise pour comparer la compétitivité de sa politique de rémunération pour les hauts dirigeants;
  5. Un meilleur encadrement pour les actions à vote multiple.

Six réalisations sont reliées aux actions du MÉDAC au cours de la dernière année :

  1. Une présence accrue des femmes au sein des conseils d’administration des banques. Cinq (5) des huit nouveaux administrateurs élus, plus de 50 %, sont des femmes : Banque de Montréal (2), Banque Toronto-Dominion (1), Banque CIBC (1), et Banque Nationale (1);
  2. L’adoption du vote consultatif chez Bombardier inc. ainsi que chez Industrielle-Alliance;
  3. La séparation des mandats de consultation en rémunération pour la haute direction et en évaluation de régime de retraite, assurant l’indépendance requise pour conseiller le comité de rémunération dans l’établissement de ses politiques : cette décision a été prise chez Bombardier inc. et la Banque Scotia;
  4. Des informations additionnelles sur les entreprises servant d’outils de comparaison dans le cadre de la fixation de la politique de rémunération chez Manuvie et la Banque Toronto-Dominion;
  5. La participation à un comité sénatorial sur la nécessité d’une participation accrue des femmes au sein des conseils d’administration des entreprises canadiennes;
  6. Une sensibilisation accrue de la population et du comité des finances de la Chambre des communes aux inégalités produites par la présence des banques canadiennes dans les paradis fiscaux.

La défense des intérêts des petits actionnaires est un travail de fond qui requiert, comme le mentionne Louise Champoux-Paillé, administratrice et responsable du dossier, un dialogue soutenu avec les entreprises et une mobilisation forte de tous les actionnaires.

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Source : 514-286-1155

 
Dominique Lemoine témoigne

La formation Passeport MÉDAC et les jeunes épargnants

Un passeport pour l’autonomie en placement financier

Par Dominique Lemoine1

Mardi soir, 1er décembre 2009 et premier froid intense de l’hiver, je suis assis dans une salle de classe de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM pour une formation en finance offerte aux investisseurs novices par le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC). Les dix-neuf autres inscrits arrivent l’un après l’autre, ils sont à peu près tous âgés de quarante ans ou plus, sauf un. Nous sommes donc deux sur vingt à avoir moins de 35 ans.

Parmi les plus âgés, un homme d’une soixantaine d’années a parcouru une centaine de kilomètres pour venir au cours et refera le chemin inverse au retour. La formation est divisée en quatre séances de trois heures et l’une d’elle aura lieu pendant une bonne tempête. Pourquoi y a-t-il si peu de jeunes, alors que des plus vieux se donnent tant de mal pour assister à ce cours?

Une hypothèse sensée avancée par le responsable du cours et conseiller en formation au MÉDAC, Normand Caron, est qu’évidemment les jeunes ont moins d’épargne à investir. Une autre est que les Houdini de la finance Vincent Lacroix et Earl Jones semblent avoir surtout cherché à profiter du manque de connaissance en placement de gens plus âgés qui voulaient faire fructifier leurs épargnes de toute une vie. Enfin, on peut souligner le cynisme de certains jeunes par rapport aux marchés financiers et la méfiance qu’ils leur inspirent.

Est-ce que ça signifie que cette formation ne serait pas pertinente pour les plus jeunes? Absolument pas selon Martin, 31 ans et seule autre personne de moins de 35 ans à suivre cette formation en même temps que moi. Même qu’il dit regretter de ne pas l’avoir suivi alors qu’il avait mon âge, 27 ans. Profitant d’un emploi bien rémunéré et stable, Martin avait décidé il y a quelques années de placer ses économies pour sa retraite. À la suggestion de son conseiller financier, les montants investis ont toutefois échoués dans des fonds communs gérés par Capital Teraxis (vendu à Norbourg) et Triglobal (société bloquée par l’AMF). Chanceux dans sa malchance, Martin n’a rien perdu dans ces aventures, mais inquiet de devenir un jour vraiment victime de fraude, il a décidé de se retirer des fonds communs de placement et de prendre ses placements en main.

Pour y parvenir cependant, il avait besoin d’entendre quelqu’un de neutre lui expliquer comment les choses se passent réellement dans le monde du placement, comment interpréter l’information financière et comment répartir son avoir entre les actions et les obligations. À son avis, le personnel des institutions financières est en conflit d’intérêt. Leurs objectifs de vente et de revenus par commission ne sont pas toujours compatibles avec les besoins des épargnants qui font appel à eux. « Ils sont là pour nous vendre ce qu’ils ont, pas nécessairement pour nous vendre ce dont nous avons besoin. Le MÉDAC lui peut nous donner l’heure juste sur le monde financier et je ne peux que recommander sa formation », dit-il.

La formation vise entre autres à palier les défaillances des citoyens en matière de connaissances financières de base, à favoriser leur autonomie en matière de décisions financières, ainsi qu’à les aider dans l’évaluation des différents types de placement. Des objectifs qui permettent selon Martin d’acquérir l’assurance nécessaire pour gérer ses propres placements ou pour pouvoir évaluer et critiquer les suggestions de son conseiller financier peu importe ce que nous faisons dans la vie, que ce soit artiste, infirmière ou banquier. Selon lui, « il faut que les gens apprennent à gérer leur argent et que ça se fasse au plus jeune âge possible » pour éviter les mauvaises surprises.

Même les gens qui ne pensent pas encore à leur retraite ou qui sont cyniques par rapport aux marchés financiers auraient avantage à suivre la formation. « Moins nous avons d’intérêt dans quelque chose d’important, plus on devrait prendre un cours », souligne Martin. Il considère que le placement est quelque chose d’important puisque les conditions de vie à la retraite en dépendent beaucoup. De plus, 83 % des anciens participants ayant répondu au Sondage de satisfaction à l’égard de la formation Passeport MÉDAC 2009 effectué par Léger Marketing ont affirmé que leur perception des marchés financiers s’était améliorée après avoir suivi la formation.

La formation Passeport MÉDAC peut ainsi devenir un outil très utile pour les gens de tous âges et de toutes professions qui aspirent à mieux comprendre et maîtriser le monde de la finance et du placement pour ne plus en avoir peur. Mais aussi et surtout pour ceux qui veulent mieux comprendre les différentes possibilités de placements, que ce soit pour devenir plus critiques envers les propositions de leur conseiller financier ou pour prendre eux-mêmes les rênes de leurs décisions d’investisseurs.

[1] Dominique Lemoine détient une maîtrise en communication publique de l’Université Laval. Il est journaliste indépendant et a été jusqu’à tout récemment journaliste pour le courrier de Saint-Hyacinthe. Il couvre entre autres les domaines de l’agroalimentaire, des finances et de l’économie. Il avait a été auparavant journaliste indépendant pour Les Affaires, marketing au quotidien et pour le Nouvelliste à Trois-Rivières. L’auteur a été invité à suivre le programme de formation Passeport MÉDAC aux frais du MÉDAC.

 
Les fonds
 
Soutenir le MÉDAC

6 excellentes raisons de devenir membre

  • Soutenir et épauler les efforts des dirigeants, dont le président actuel Claude Béland et le président fondateur Yves Michaud, pour faire progresser les droits et responsabilités des actionnaires minoritaires au sein des sociétés publiques qui sollicitent leur épargne et faire entendre leur voix aux assemblées annuelles d’actionnaires;
  • Exiger plus de transparence et de rigueur dans la gestion de ces sociétés et améliorer leurs règles de régie interne, notamment au sein des conseils d’administration;
  • Participer aux activités périodiques d’information et d’animation à l’occasion de colloques, séminaires, forums et assemblées publiques;
  • Avoir accès aux programmes de formation initiés par le MÉDAC, dont celui intitulé Passeport MÉDAC : une initiation aux marchés financiers offert en collaboration avec l’École des Sciences de la gestion de l’UQAM;
  • Recevoir notre bulletin d’information périodique baptisé « Lettre aux membres »;
  • En cas de litige avec des institutions financières ou autres agents des marchés financiers, se faire guider en matière de recours et de protection de vos droits.

Le tout pour la modique somme annuelle de 35 $ (ou de 100 $ pour 3 ans)

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Le MÉDAC à l’ACFAS

La rémunération des hauts dirigeants

Les mauvaises justifications du toujours plus…

Montréal, le 10 mai 2011 — Depuis plusieurs années, le MÉDAC sensibilise les actionnaires de grandes institutions canadiennes aux caractères injustifiable et inéquitable de la rémunération de plusieurs hauts dirigeants ainsi qu’aux faiblesses du processus de fixation de celles-ci. Plusieurs pratiques exemplaires ont été ainsi suggérées :

– l’écart entre la rémunération du plus haut dirigeant et la rémunération moyenne d’un employé doit être juste et raisonnable : un écart maximal de 30 répond à nos attentes;

– la rémunération doit être alignée sur les intérêts de l’ensemble des parties prenantes et promouvoir la pérennité de l’organisation;

– les comités de rémunération doivent être composés de membres indépendants de la haute direction;

– les conseillers en rémunération doivent offrir la même indépendance de jugement que celle exigée des auditeurs externes afin de s’assurer que leur travail de conseils sur la rémunération des hauts dirigeants ne soit pas teinté du souci de conserver leurs autres contrats avec la haute direction notamment, ceux d’évaluation actuarielle;

– le processus de détermination de la rémunération doit être plus transparent en fournissant davantage d’information.

Madame Champoux-Paillé partagera, dans le cadre du Colloque de l’ACFAS 2011, les résultats de ses recherches en brossant l’évolution de la rémunération des hauts dirigeants au cours des dernières décennies tout en invitant à une réflexion sur les justifications généralement utilisées pour leur détermination qui conduisent inexorablement vers toujours plus. Selon elle, il faut repenser avec courage tant le processus de fixation de la rémunération que l’ampleur des montants accordés et emprunter un tout nouveau paradigme axé sur les principes suivants : transparence, création de valeur et équité pour l’ensemble des parties prenantes et souci de la pérennité de l’organisation.

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Source : 514-286-1155

Document de l’intervention (*.pdf) ›››

 
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